La Royal Navy, maîtresse des mers

La « guerre du cochon »

Le bon sens prévaut

Baynes est opposé aux visées militaires du gouverneur Douglas qui ne se rend vraisemblablement pas compte de toutes les implications d'une intervention armée. Le contre-amiral préfère laisser les troupes américaines investir l'île. Il dispose déjà de cinq navires de guerre et deux autres, le HMS Topaze, de 51 canons, et le HMS Clio, de 22 canons, doivent le rejoindre imminemment. Si une guerre advenait, forts de leur supériorité navale dans le Pacifique, les Britanniques pourraient bloquer les soldats américains dans l'île et aller bombarder des villes de l'Oregon et de la Californie. À Londres, on veut cependant éviter la guerre, et le premier ministre le fait savoir sans détour au gouverneur Douglas, ce qui refroidit quelque peu ses ardeurs. À Washington non plus le gouvernement ne prise guère cette histoire et le bouillant général Harney est remplacé par le général Winfield Scott, ayant pour instruction de négocier une occupation conjointe de l'île jusqu'à ce que les deux gouvernements parviennent à une entente, ce qui arrive enfin. En mars 1860, un détachement d'infanterie de marine britannique s'installe dans la partie nord de l'île. Le différend subsista pendant des années et ce ne fut qu'en novembre 1872, à la suite de la signature du traité de Washington, que les soldats britanniques se retirèrent définitivement 123. Fort heureusement, durant toute cette « guerre », seul le cochon fut tué !