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Lancier

Cavalier armé d’une lance. Particulièrement répandu au sein de la cavalerie polonaise. Les lanciers devinrent fort connus dans les armées de l’Europe de l’Ouest au cours des Guerres napoléoniennes, parce que Napoléon se servait de régiments de lanciers polonais dans ses armées. L’Armée britannique attendit toutefois après les Guerres napoléoniennes pour instaurer des régiments de lanciers. Aucun régiment de lanciers britannique ne fut affecté au Canada, et c’est peut-être à cause de cela qu’il n’y eut pas de régiments de lanciers au Canada, à part quelques unités de milice de courte durée, surtout dans les années 1830. Des lances furent distribuées à quelques cavaliers dans les régiments de cavalerie canadiens à partir de la fin du XIXe siècle, mais ils ne furent pas formés en des unités distinctes de lanciers.

Légion

Initialement, une unité de l’armée romaine. À partir des années 1500, l’intérêt suscité par l’étude de l’Antiquité mis au jour l’organisation et les tactiques complexes de la Rome impériale. À partir de là, diverses expériences tactiques furent faites dans les armées européennes, et surtout l’armée française, afin d’imiter plus ou moins les légions romaines. Dans les années 1740, les légions étaient habituellement associées à des troupes légères et désignaient des unités tactiques comportant chacune une combinaison d’éléments d’infanterie, de cavalerie et/ou d’artillerie. Les forces britanniques adoptèrent un grand nombre de ces idées tactiques, mais ne désignèrent habituellement pas ces unités sous le nom de « légion ». Au Canada, c’est en Nouvelle-Écosse, en 1793, que survient l’exemple le plus lointain et quelque peu unique de l’emploi de ce nom et de son concept tactique, quand une partie de sa milice, dans la vallée d’Annapolis, fut organisée en tant que « Nova Scotia Legion »; cette dernière, au dire du gouverneur Wentworth, était formée d’éléments d’infanterie, de cavalerie et d’artillerie totalisant un millier d’hommes de troupe, répartis dans les différentes villes et dotés de chevaux pour les mener avec célérité à n’importe quel endroit de la province. Cette légion fut rebaptisée et obtint le titre plus conventionnel d’« Annapolis County Regiment » en 1801. Des éléments des unités volontaires de la Milice de l’Île-du-Prince-Édouard furent regroupés en une « Prince Edward Island Legion » au cours de 1814-1815, mais celle-ci disparut après la Guerre de 1812.

Legion of Frontiersmen

Organisation impériale britannique, formée de volontaires paramilitaires et organisée au Canada à partir de 1905. Cette organisation allait fournir des éclaireurs, des guides et des fusiliers à cheval, sous la forme d’une force constabulaire armée volontaire, et devint rapidement affiliée à la Gendarmerie royale du Canada. Durant la Première Guerre mondiale, la Legion of Frontiersmen aida à former la Princess Patricia’s Canadian Ligh Infantry, la 19th Alberta Dragoons, le 49th CEF Battalion (aujourd’hui le Loyal Edmonton Regiment) et le 210th CEF (Frontiersmen Battalion). Un grand nombre d’entre eux se portèrent volontaires durant la Deuxième Guerre mondiale. Par la suite, le succès de l’organisation s’amenuisa, mais elle est encore active aujourd’hui dans bien des pays. Elle ne fit jamais partie des forces armées canadiennes.

Livrée

La livrée était l’ancêtre des uniformes militaires et était portée au Moyen-Âge par les hommes qui étaient au service d’un noble, d’un roi, d’une ville ou d’une province afin de pouvoir les identifier. La livrée était faite d’un vêtement confectionné de couleurs similaires auquel on ajoutait parfois des armoiries et des chiffres (monogrammes) associant ainsi le porteur à son service. Les soldats, surtout dans les unités de garde, les musiciens de même que les marins, portaient surtout des livrées. La plus ancienne livrée portée au Canada apparut en 1542. Au XVIIe siècle, quand les uniformes militaires se répandirent, les couleurs des livrées servirent à déterminer celles des uniformes nationaux. C’est ainsi que les troupes françaises portèrent habituellement un uniforme gris-blanc rehaussé de bleu et/ou de rouge, c.-à-d. les trois couleurs de leur livrée royale, et que les Britanniques portaient une tunique rouge, rehaussée de bleu pour les régimes « royaux » et de diverses couleurs pour d’autres; cette tenue demeure la livrée royale qui est utilisée de nos jours au Canada depuis 1760.

Voir aussi : uniforme.

Ligne du Centre du Canada

Ligne de stations radar construites d’un bout à l’autre du Canada à partir de 1955, le long du 55e parallèle, afin de pouvoir signaler rapidement une attaque nucléaire de bombardiers soviétiques. Cette ligne a été entièrement construite et pourvue en effectifs par le Canada dans le cadre du NORAD.

Voir aussi : réseau Pinetree, réseau DEW.